par Marc Angrand PARIS (Reuters) – Les principales places boursières européennes devraient grimper jeudi après qu’une nouvelle salve de résultats généralement encourageants a temporairement atténué les craintes de guerre en Ukraine et de restrictions en Chine, même si l’attention continue de monter sur le dollar. Les contrats à terme sur l’indice suggèrent une hausse de 0,56% pour le CAC 40 à Paris, 1,12% pour le Dax à Francfort, 0,51% pour le FTSE 100 à Londres et 1,2% pour l’EuroStoxx 50. Les contrats à terme sur les principaux indices américains suggèrent actuellement un billet vert à Wall Street, emmené par le Nasdaq, qui pourrait gagner plus de 1% après les résultats meilleurs que prévu publiés mercredi soir par Meta Platforms : l La maison mère de Facebook, Instagram et Whatsapp a gagné plus de 20% dans les échanges hors site. En Asie, Samsung Electronics a annoncé des gains trimestriels de 51%, tout en avertissant que les pénuries de semi-conducteurs devraient se poursuivre au second semestre. En Europe, la séance sera à nouveau dynamisée par des publications de chiffre d’affaires et de résultats, notamment aux menus de TotalEnergies, Sanofi, Thales, Capgemini, Pernod Ricard, Unilever, Nokia et Barclays. Dans le même temps, les investisseurs continuent de surveiller l’évolution du marché de l’énergie après l’interruption de l’approvisionnement en gaz russe de la Pologne et de la Bulgarie, qui a provoqué mercredi un bond du prix de référence du gaz naturel de 10% en Europe. En Chine, la situation sanitaire reste préoccupante, les autorités de Pékin ayant fermé plusieurs lieux publics tout en poursuivant une campagne massive de tests visant à éviter une fermeture à grande échelle. Il s’agit également de la première estimation de la croissance aux États-Unis au premier trimestre, qui devrait signaler un ralentissement important du produit intérieur brut (PIB), voire une contraction, en raison d’un déficit commercial record. UN MUR DE RUE La Bourse de New York a clôturé en baisse mercredi, le S&P-500 et le Dow Jones ont profité des résultats trimestriels stables publiés par Microsoft (+4,81%) et Visa (+6,47%), ce qui a rassuré les investisseurs inquiets de la perspective de un ralentissement économique mondial et une hausse des taux d’intérêt, tandis que le Nasdaq est resté pratiquement inchangé, freiné par la baisse de 3,7 % d’Alphabet. A la clôture, le Dow Jones était en hausse de 0,19% à 33 301,93 points et le Standard & Poor’s 500 était en hausse de 0,21% à 4 183,92 points tandis que le Nasdaq Composite était en baisse de 0,01% à 12 488,93 points. EN ASIE A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a progressé de 1,75%, sa meilleure performance en deux semaines, l’accélération s’est accélérée après l’annonce de la Banque du Japon (BoJ) de maintenir sa politique monétaire extrêmement accommodante sans aucun changement, alors que certains investisseurs craignent l’inflation -ajustements liés. En Chine, la hausse s’estompe à l’approche de la clôture, malgré les promesses répétées de soutien à l’économie et à l’emploi du Premier ministre Li Keqiang : le Shanghai SSE Composite n’augmente que de 0,03 % et le CSI 300 est presque à l’équilibre. CHANGEMENTS Toujours en hausse, le dollar a atteint un plus haut de 20 ans face au yen à 130,27 yens (+1,31%) suite au statu quo de la Banque du Japon, qui a creusé l’écart de taux d’intérêt avec la Fed. L’euro continue de se déprécier, puni par les craintes d’un net ralentissement de la croissance en Europe en raison du conflit en Ukraine et des tensions avec la Russie : il perd 0,39% face au dollar à 1,0514 après un bref passage sous 1,05 pour la première fois depuis mars 2017. LE PRIX Sur le marché des obligations d’État, les rendements des obligations américaines ont continué de grimper à partir de mercredi, mais les écarts ont chuté avant la réunion de la Réserve fédérale mardi et mercredi prochains. La période de dix ans apparaît à 2,8282 %, la période de deux ans à 2,597 %. En Europe, le plus bas de dix ans allemand est pratiquement stable à 0,815 %. Les investisseurs regarderont la première estimation de l’inflation allemande en avril à 12h00 GMT. HUILE Le prix du pétrole a de nouveau chuté après deux séances de reprise, vaincu par les craintes d’une baisse de la demande chinoise en raison des restrictions sanitaires. Le Brent a chuté de 1,43% à 103,81 dollars le baril et l’US West Texas Intermediate (WTI) a chuté de 1,22% à 100,78 dollars. (Écrit par Marc Angrand)