Car tout a commencé avec cette recherche publiée par Kool Mag le jeudi 21 avril. Dans une vidéo, Baptiste des Monstiers, co-fondateur du site dont la devise est « Assume ton côté Daron » et ancien journaliste au Quotidien, dénonce le site Omegle, auquel il a adhéré mercredi après-midi. Il a rencontré des adolescents de tous âges qui n’avaient pas tous 13 ans, l’âge minimum légal requis pour se connecter, ainsi que des adultes, souvent nus, dans des positions ambiguës, en pleine masturbation, etc. Bref, des contenus totalement inappropriés et illégaux à l’usage. par des mineurs. L’accès à ce contenu a été bloqué pour respecter votre choix de consentement En cliquant sur ” J’ACCEPTE », Vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et ainsi vous aurez accès aux contenus de nos partenaires J’ACCEPTE
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Mais comment est-il possible qu’un tel site soit autorisé en France ?

Sous les projecteurs de la justice américaine depuis plusieurs années, Omegle n’avait pas encore défrayé la chronique en France. En 2017, le site a été impliqué dans une affaire pénale entre le Royaume-Uni et les États-Unis. Il l’a utilisé pour un contact entre un pédophile américain, une serveuse et une strip-teaseuse à San Francisco, et un couple britannique qui a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur des mineurs de moins de 13 ans. L’Américaine avait reconnu lors du procès du couple à Plymouth (Grande-Bretagne), qu’elle l’avait rencontré sur Omegle où elle avait tapé un mot-clé pour trouver des intérêts communs, le terme “pédophile”. Ils sont ensuite entrés sur la plateforme Skype pour commettre les principaux crimes dont ils sont accusés. Mercredi, Adrien Taquet, le ministre des affaires étrangères chargé de l’enfance, a annoncé qu’il allait saisir la justice, la plateforme de messagerie pour “exposer les mineurs à la pornographie et à la pédocriminalité”. Mais pour Thomas Rohmer, il faut aller plus loin. “Protéger les enfants dans les espaces numériques, oui, viole certaines libertés individuelles, il ne faut pas se mettre des œillères. Mais c’est nécessaire. “Ce sont des options sociales qui ont déjà été décidées pour la vente d’alcool et surtout de tabac”. Il demande instamment qu’un débat de société soit lancé pour mettre fin à “l’opposition à la protection de l’enfance et à la liberté d’expression”. Car cette version de Chatroulette 2022 n’est qu’un autre exemple du manque de régulation efficace de l’espace numérique, “le même serpent de mer avec l’accès aux sites pornographiques et les litiges juridiques actuels sur la question”.

L’éducation numérique est l’affaire de tous

L’innovation avec Omegle, selon le président d’Open, “c’est le rôle destructeur des influenceurs”. Youtubeurs et tiktokers seraient à l’origine de l’arrivée de ce dernier chat vidéo : « Quelle est leur responsabilité lorsqu’ils suggèrent à leur communauté qu’ils peuvent, avec un peu de chance, discuter avec leur idole pour se connecter avec Omegle ; demande Thomas Romer. Sans parler du mensonge délibéré de ce message : statistiquement, les chances de “tomber” sur leur influenceur préféré sont faibles. “Ces influenceurs doivent être conscients de leur responsabilité dans ce genre de motivation. » ALERTE 🛑 #Omegle #FCPE appelle le gouvernement à agir : la mise en place immédiate, et surtout, d’une veille des réseaux sociaux et l’élaboration d’une véritable politique de protection de l’enfance en ligne ! Parents, soyons tous prudents ! pic.twitter.com/DX9Fyplg0W — FCPE_nationale (@FCPE_nationale) 25 avril 2022 L’accès à ce contenu a été bloqué pour respecter votre choix de consentement En cliquant sur ” J’ACCEPTE », Vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et ainsi vous aurez accès aux contenus de nos partenaires J’ACCEPTE
Et pour mieux récompenser les 20 minutes, n’hésitez pas à accepter tous les cookies, même pour une seule journée, via le bouton “J’accepte pour aujourd’hui” dans le bandeau ci-dessous. Plus d’informations sur la page politique de gestion des cookies. Le témoignage de Nadia B. sur Twitter, maman de deux enfants de 10 et 13 ans, après avoir visionné l’enquête Kool Mag, est encourageant : “J’en ai parlé ce matin à la maison, mon mari, qui est encore geek, je n’avais jamais entendu parler d’Omegle, mais par contre, mes deux garçons de 10 et 13 ans l’ont connu grâce aux invitations des garçons qui suivent sur Youtube”. « Dans l’éducation numérique, les parents doivent aussi bien comprendre ces enjeux », ajoute Thomas Rohmer. Limiter le temps d’écran ne suffit plus aujourd’hui. Pour lui, la question de l’accompagnement numérique devrait être au centre des préoccupations, surtout quand on sait que l’achat d’outils numériques se fait de plus en plus tôt. “Notre dernière étude, qui remonte à février, révèle que l’achat du premier smartphone s’effectue en moyenne avant l’âge de dix ans”, rappelle-t-il. “Laisser un accès totalement gratuit à des sites comme Omegle, c’est un peu comme sortir avec des jeunes dans un sex-shop.”