POLITIQUE – Les excuses de Jean Lassalle n’ont pas suffi. La procureure de Pau, Cécile Gensac, a annoncé jeudi 28 avril l’ouverture d’une enquête pénale contre l’ancien candidat à la présidentielle, qui a annoncé publiquement son abstention dans un bureau de vote dimanche. Jean Lassalle est poursuivi pour “violations du code électoral concernant des atteintes à l’honnêteté des bulletins de vote”, a déclaré à l’AFP Cecil Gensac. Les investigations “ont été confiées au commandant de l’équipe de gendarmerie Pyrénées-Atlantique”, a poursuivi le procureur. Le code prévoit une amende de 15 000 euros, une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an ainsi que des peines complémentaires telles que l’impossibilité de voter et l’interdiction de voter.

“J’ai l’entière et exclusive responsabilité de l’acte que j’ai commis”

Jean Lassalle, qui avait remporté plus d’un million de voix et 3,13% des suffrages au premier tour avec l’étiquette du mouvement des Résistons ! « Bulletin blanc » dans la poche, mentionnant « abstention avant l’urne ». Le député des Pyrénées-Atlantiques a ensuite posté sur les réseaux sociaux la vidéo, prise par son fils, de ce qu’il appelle “l’un des actes les plus importants” de sa vie. Prenant “l’entière responsabilité” de son acte, il a présenté ses excuses au bureau actuel, à tous les citoyens de la commune de Lourdio-Icher, pour la grande disgrâce qu’ils ont dû subir, à cause de moi, puisque la ville existe”. lettre au Conseil constitutionnel, publiée ce jeudi sur les réseaux sociaux. “Je vais le faire personnellement à chacun d’eux, un par un”, a-t-il ajouté. Dans la lettre à Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, le député se dit même prêt à “répondre [son] d’agir et de payer les éventuelles conséquences prévues par la loi : emprisonnement, privation de mes droits civiques, amendes… », tant que le Conseil lèvera ses sanctions à l’encontre du village du Béarn, dont il a été maire pendant quatre décennies. À voir aussi dans Le HuffPost: Le résultat de la présidentielle a été officialisé par le Conseil constitutionnel