Comme lors du premier tour, le Conseil constitutionnel a annoncé mercredi 27 avril sa décision de proclamer les résultats du second tour de l’élection présidentielle. Parmi les raisons avancées pour justifier ces annulations, certaines sont plus surprenantes que d’autres. Anthologie.

L’abstention de Jean Lassalle

Il s’agit d’un “incident majeur”, qui a entraîné l’annulation du scrutin dans sa commune. Jean Lassalle a mis en scène le dimanche 24 avril, lorsqu’il a voté au bureau de vote de son bureau de vote et déclaré devant les caméras qu’au final il n’allait pas voter “pour la première fois de sa vie d’homme”. . Dès lors, le Conseil constitutionnel a noté que le candidat qui a perdu au premier tour avait « rendu publique son abstention » et « pris la parole pour manifester son refus de se présenter aux élections ». Jean Lassalle aurait ainsi “porté atteinte au respect de la dignité des campagnes électorales dans lesquelles il s’est porté candidat au premier tour”, a écrit le Conseil constitutionnel. Le député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques est en danger en raison de l’imposition d’une “amende de 15.000 euros et d’un an d’emprisonnement ou d’une seule de ces deux peines”, note le Conseil.

Voter à l’église

A Cizancourt, dans la Somme, le vote se déroulait dans une église et le confessionnal servait de bureau de vote. Toutefois, le choix du lieu de culte pour l’organisation des urnes est interdit par la règle électorale. Ainsi, 25 votes ont été annulés dans la communauté.

Les évaluateurs sont absents

C’est l’irrégularité qui apparaît le plus. Dans 13 bureaux de vote en France, l’absence ou le manque d’évaluateurs dans les bureaux de vote a entraîné plusieurs annulations. C’est notamment le cas de Besse (Cantal, 80 voix), Grace-Uzel (Côtes-d’Armor, 244 voix), Audincthun (Pas-de-Calais, 291 voix) ou encore Meilleray (Seine-et-Marne , 233 voix).

Tickets de présence, urnes déverrouillées…

Il existe également des incidents ou des comportements mineurs qui augmentent le risque de fraude. Ainsi, dans certaines localités, la pièce d’identité n’a pas été demandée par les électeurs. Dans d’autres, l’accès au bureau de vote a été refusé à l’observateur. A Herbitzheim, dans le Bas-Rhin, “il a été demandé aux électeurs de signer la liste de présence avant de voter”, a précisé le Conseil constitutionnel. En conséquence, 1 098 votes ont dû être annulés.