L’entreprise du Massachusetts, qui est au cœur de la lutte contre la COVID-19, implantera son usine de vaccins à ARN dans la région de Montréal, sa première à l’extérieur des États-Unis. Le lieu exact sera annoncé lors de l’annonce vendredi qui réunira les deux premiers ministres Justin Trinto et François Lego. L’investissement total n’est pas encore détaillé, mais ces derniers mois, plusieurs acteurs proches du record ont fait état d’un montant de plusieurs centaines de millions de dollars, qui serait inférieur à un milliard. La création de “200 à 300 emplois” est également attendue. Le régime québécois Mais comment Montréal a-t-elle surclassé son homologue ontarien? Selon des sources proches du dossier, les deux villes “avaient la même offre” autour de la table. Mais c’est l’écosystème de la métropole qui a chamboulé les échelles, les chercheurs, les universités et les “talents” présents ici. En décembre dernier, Le Journal rappelait que le chercheur Sidney Altman, lauréat du prix Nobel de chimie en 1989, était récemment revenu dans sa ville natale de Montréal pour travailler à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. Ce dernier s’est fait remarquer par ses recherches sur l’ARN qui est à la base des vaccins Moderna et Pfizer contre le COVID-19.
« Ce qui a joué pour la région de Montréal, c’est tout le réseau des infrastructures, de la recherche et des sous-traitants en sciences de la vie. Et le deuxième facteur est le capital humain. Ce sont deux facteurs qui sont un héritage de Biochem Pharma », a confirmé Geneviève Guertin, vice-présidente, Placements privés, Sciences de la vie au Fonds FTQ. Biochem Pharma était l’entreprise pharmaceutique la plus prospère au Québec et avait mis au point l’un des traitements contre le sida avant d’être rachetée en 2001 par une société britannique. Une équipe dédiée Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie Le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, qui sera également présent vendredi, a également déclaré au Journal en décembre qu’Investissement Québec avait travaillé fort en coulisses pour dépasser son voisin. “Nous sommes extrêmement impliqués, nous avons une équipe à temps plein dedans. “J’ai eu l’occasion de rencontrer le président de Moderna Canada”, a-t-il déclaré. Le déplacement sera également effectué par le ministre fédéral de l’Innovation, de la Science et de l’Industrie, François-Philippe Champagne. Ce dernier a été actif dans le dossier afin d’attirer des médicaments, ce qui permettrait au Canada d’être moins dépendant de l’approvisionnement en vaccins. L’usine devrait être achevée en 2024. Archives photographiques, Agence QMI
En août 2021, Moderna a annoncé son intention d’implanter son usine au Canada. Sur la photo, le ministre François-Philippe Champagne (à gauche), accompagné du PDG de l’entreprise, Stéphane Bancel.
En août 2021, le patron de Moderna, Stéphane Bancel, a annoncé avoir conclu un accord avec Ottawa pour construire une usine de vaccins au Canada. Depuis, l’Ontario et le Québec ont tout fait pour attirer l’entreprise, devenue encore plus stratégique depuis le début de la pandémie. Le Québec possède un secteur des sciences de la vie très important avec plus de 1 000 entreprises et 46 000 emplois. Montréal International était aussi impliqué dans l’affaire. En 2020-2021, l’organisme a soutenu 17 projets dans ce domaine pour un total de 412 millions de dollars.

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                Photo d’archive, Stevens LeBlanc                   

En 2021, le groupe a généré 18,5 milliards de dollars de revenus. L’année dernière, la société a vendu 807 millions de doses de vaccin. L’usine de Montréal sera la première à l’extérieur des États-Unis.

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