• Lire aussi : “Matricule 728” rejeté par la commission d’éthique • À lire aussi : Quatre citoyens ont été indemnisés de 75 000 $ par la ville de Montréal « Les événements de 2012 ont eu de graves conséquences psychologiques », a déclaré Olivier Grondin dans une poursuite civile déposée mercredi devant un tribunal de Montréal. M. Grondin, qui étudiait à l’UQAM, explique qu’à l’époque il agissait comme assistant auprès d’autres personnes descendues dans la rue. En quelques mois, il avait pris part à une centaine de manifestations, explique-t-il dans le document judiciaire. L’une d’elles, le 25 avril 2012, avait pourtant mal tourné pour lui. Car lorsque les policiers auraient dispersé la foule, ils l’auraient ciblé avec des agents qui lui demanderaient leur matricule. “En réponse, il a reçu des coups de pied directement dans le côté droit, ainsi qu’une série de battes et de coups de pied qui ont touché son dos, ses bras et sa tête”, affirment ses avocats dans le procès civil. M. Grodin aurait continué à demander à la police ses numéros de matricule, ne recevant que des coups en réponse. “Je remets, au moins comme ça, j’aurai votre matricule sur ma déclaration d’insulte”, a répliqué l’étudiant, qui aurait de nouveau été frappé avant d’être sommé de quitter les lieux. Cette nuit-là, l’étudiant n’aurait consommé “que trois bières et une once de rhum”, pointe-t-il dans le procès civil. Les manifestations étudiantes se sont ensuite poursuivies, jusqu’à un événement le 20 mai 2012, lorsqu’il a déclaré avoir vu une femme se faire insulter par un policier. Celle-ci a ensuite été identifiée comme étant Stéfanie Trudeau, surnommée “matricule 728”. “Si vous voulez crier, je peux le manger”, a-t-il déclaré à la police. Immédiatement après, il a été aspergé de poivre de Cayenne. Estimant qu’il était victime de violence policière et qu’il souffrait de ces événements, M. Grondin a demandé à la Ville de Montréal de l’indemniser. Ce dernier a refusé, en raison de la prescription, estimant que les événements remontent à 10 ans. Or, selon lui, un article du Code civil du Québec permet dans certains cas d’attendre plusieurs années avant d’intenter une poursuite civile. Si un règlement à l’amiable n’est pas conclu, la poursuite sera bientôt portée devant un juge de la Cour suprême du Québec.


title: “Maple Spring 10 Ans Plus Tard Poursuit La Police Et Le Matricule 728 Klmat” ShowToc: true date: “2022-12-10” author: “Erica Rees”


“Les événements de 2012 ont eu de graves conséquences psychologiques”, a déclaré Olivier Grondin dans une poursuite déposée devant un tribunal de Montréal mercredi. M. Grondin, qui étudiait à l’UQAM, explique qu’il agissait à l’époque comme assistant auprès d’autres personnes descendues dans la rue. En quelques mois, il avait pris part à une centaine de manifestations, précise-t-il dans le document judiciaire. L’une d’elles, celle du 25 avril 2012, avait mal tourné pour lui. Car, lorsque les policiers auraient dispersé la foule, ils l’auraient ciblé avec des agents qui lui demanderaient leur matricule. “En réponse, il a reçu des coups de pied directement dans le côté droit, ainsi qu’une série de battes et de coups de pied qui ont touché son dos, ses bras et sa tête”, affirment ses avocats dans le procès civil. M. Grodin aurait continué à demander à la police ses numéros de matricule, ne recevant que des coups en réponse. “Je me rends, au moins comme ça, j’aurai votre numéro d’immatriculation sur ma déclaration d’injure”, a répondu l’étudiant, qui aurait de nouveau été battu avant d’être sommé de quitter les lieux. Cette nuit-là, l’étudiant n’aurait consommé “que trois bières et une once de rhum”, pointe-t-il dans le procès civil. poivre de Cayenne Les manifestations étudiantes se sont ensuite poursuivies, jusqu’à un événement le 20 mai 2012, lorsqu’il a déclaré avoir vu une femme se faire insulter par un policier. Celle-ci a ensuite été identifiée comme étant Stéfanie Trudeau, surnommée “matricule 728”. “Si vous voulez crier, je peux le manger”, a-t-il déclaré à la police. Immédiatement après, il a été aspergé de poivre de Cayenne. Estimant qu’il était victime de violence policière et qu’il souffrait de ces événements, M. Grondin a demandé à la Ville de Montréal de l’indemniser. Ce dernier a refusé, en raison de la prescription, estimant que les événements remontent à 10 ans. Or, selon lui, un article du Code civil du Québec permet, dans certains cas, d’attendre plusieurs années avant d’intenter une poursuite civile. Si un règlement à l’amiable n’est pas conclu, la poursuite sera bientôt portée devant un juge de la Cour suprême du Québec.