POLITIQUE – A quoi reconnaît-on un barrage en Macronie ? En deux mots : copier-coller. Ce jeudi 28 avril, plusieurs députés et cadres LREM ont exprimé leur indignation face au transfert du réélu François Ruffin à France inter, dans un contexte où la Macronie ne retient pas ses coups contre Jean-Luc Mélenchon à l’élection. législatif. “Il y a aujourd’hui un drapeau de la gauche, qui est haut, qui peut briller, alors qu’il ne pouvait plus exister alors qu’on avait cinq ans aux Pays-Bas et que son héritier, son fils, son bâtard, Emmanuel Macron, est présenté comme le suite », a déclaré le député de Som. Un ton qui a fait bondir les élus Macron, qui y voient une insulte directe au chef de l’Etat, voire à ses électeurs. “François Rufen choisit toujours de défier et d’exagérer. Au final, il reste fidèle à l’esprit de la France Insoumise : on insulte les vainqueurs (“bâtards”), on méprise le vote des Français, on répète sans cesse le match. “Indigne d’un élu de notre parlement”, a écrit sur Twitter Christophe Castaner, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale. O. @ Francois_Ruffin choisit toujours le défi et l’exagération. Au final, il reste fidèle à l’esprit de @FranceInsoumise : on insulte les vainqueurs (“enfoiré”), on méprise le vote des Français, on répète sans cesse le match. Indigne de notre député élu. pic.twitter.com/d2TGmnEGFx — Christophe Castaner (@CCastaner) 28 avril 2022 “M. Rufin s’emporte et insulte le président de la République, mais aussi tous ceux qui l’ont réélu. Cela réduit encore le niveau du débat public. Mauvais perdant, l’indignation l’entraîne”, a ajouté l’ancienne ministre, aujourd’hui députée européenne, Nathalie Loiseau. Pour s’assurer que le message ne passe pas inaperçu, plusieurs élus LREM ont posté exactement le même tweet à quelques minutes d’intervalle, laissant entendre qu’une consigne avait été donnée en interne pour forger la critique : “Quand les Insumi apprendront-ils à perdre dignement ?” » . Une méthode qui rappelle celle utilisée par les équipes d’Eric Zemour lors de la campagne présidentielle. Difficile de ne pas voir dans cette opération de communication un lien avec les appels des pieds de Macron aux électeurs de gauche qui seraient déçus par l’accord (en discussion) entre PS et LFI. Interrogée par le HuffPost après cette avalanche de critiques, l’entourage de François Ruffin a évoqué ce tweet posté par l’intéressé : “Enfoiré, nm : enfant illégal”. C’est vrai, ce n’est pas juste : Macron est dans la bonne ligne de Hollande. “Mon ennemi, c’est la finance” a donné naissance à un banquier à l’Elysée. Avec la même politique : CICE, droit du travail, réforme des retraites et de l’entreprise”. À lire aussi Le HuffPost : La Macronie ne tarde pas à frapper à nouveau Mélenchon