Une indignation partagée par le syndicat des 40 millions d’automobilistes. Le syndicat s’appuie sur les données de sécurité routière que vient de publier le ministère de l’Intérieur en réponse à une question posée au gouvernement il y a un an par Françoise Dumont, sénatrice LR du Var : si 4,7 millions de PV avaient été générés en 2010 pour ces dépassements, ce nombre atteint 7,2 millions en 2020. Pour Daniel Quéro, président des 40 millions d’Automobilistes, l’Etat devrait avoir d’autres priorités. Le rapport de la Cour des comptes, publié il y a un an environ, expliquait qu’il faudrait changer de logiciel et s’intéresser à d’autres motifs, comme la prévention, la sensibilisation et, en particulier, la lutte contre “l’alcoolisme et la médicaments”. fait remarquer. Dans son rapport du 1er juillet 2021, la Cour des comptes n’a pas remis en cause les radars, « un outil indispensable au service de la politique de sécurité routière » : . Le même rapport avance que “le modèle doit évoluer” et que “les méthodes de contrôle automatisé doivent être clarifiées” pour être mieux acceptées. Et donc plus efficace. Pour la première fois, le ministère de l’Intérieur révèle que 58% des excès de vitesse verbaux en France sont à moins de 5 km/h Oui, tu l’as bien lu. ➡️ 6 amendes sur 10 sont infligées non pas pour excès de vitesse, mais pour trop peu de dépassements [#THREAD⤵️] pic.twitter.com/JKr5LEq14A – 40 millions d’automobilistes (@ 40MA) 27 avril 2022 Lever les amendes pour excès de vitesse serait un mauvais signal aux automobilistes, estime Anne Lavaud, déléguée générale du syndicat à la prévention routière. “Vous créerez toujours un effet de seuil supplémentaire : c’est-à-dire que vous serez tolérant à 5 km/h, et donc ceux qui roulent à plus de 10 km/h vont à leur tour protester et dire qu’”il n’y a pas de raison de les punir”. Soit”. “Il faut respecter la loi, mais en revanche il faut lier la pédagogie à toutes les infractions”, ajoute Anne Lavaud. Pour cela, il faudrait que les PV parviennent plus rapidement aux boîtes aux lettres des contrevenants. “Il faut absolument réduire le délai entre le moment de l’infraction et la réception de la contravention à domicile”, reconnaît Anne Lavaud. Actuellement, le délai est de plusieurs jours à plusieurs semaines.