Cette estimation est bien inférieure aux attentes, puisque l’Institut national des études statistiques et économiques (Insee) prévoyait une croissance de 0,3 %, tandis que la Banque de France estimait une légère augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 0,25 %. Ainsi, l’activité économique marque clairement l’année après la croissance de 0,8% enregistrée au quatrième trimestre 2021 (révisée à la hausse de 0,1 point) et la forte reprise sur l’ensemble de l’année dernière (7%). Traditionnellement, moteur de la croissance française, la consommation des ménages a chuté “de manière significative” au premier trimestre et surtout en mars (-3,3%), relève l’Insee, surprenant les prévisions des économistes, qui s’attendaient à ce qu’elle continue de résister en début d’année. « Cette baisse est principalement due à la réduction de la consommation alimentaire (- 2,5 %) et, dans une moindre mesure, à la réduction de la consommation énergétique (- 1,6 %) », précise l’Insee. La vague du variant Omicron SARS-CoV-2, très forte en janvier, la hausse des prix, notamment de l’énergie, qui s’est mise en évidence après le déclenchement de la guerre en Ukraine le 24 février, ont ainsi réduit les dépenses des ménages, notamment en logement. articles de restauration et d’habillement. L’inflation a ainsi atteint 4,5 % en un an en mars, pour la première fois depuis le milieu des années 1980. Lire aussi : Article pour nos abonnés Emmanuel Macron réélu : les enjeux financiers du nouveau quinquennat
Le monde avec l’AFP