L’utilisation du mot “bâtard” pour qualifier le président réélu a provoqué la réaction de nombreux élus de La République en marche, qui ont pointé “provocation et exagération” et dénoncé une “insulte”. O. @ Francois_Ruffin choisit toujours le défi et l’exagération. Au final, il reste fidèle à l’esprit de @FranceInsoumise : on insulte les vainqueurs (“enfoiré”), on méprise le vote des Français, on répète sans cesse le match. Indigne de notre député élu. pic.twitter.com/d2TGmnEGFx — Christophe Castaner (@CCastaner) 28 avril 2022 M. Rufin s’emporte et insulte le président de la République, mais aussi tous ceux qui l’ont réélu. Cela réduit encore le niveau du débat public. Mauvais perdant, l’indignation l’entraîne. pic.twitter.com/bEb5jeYlYg — Nathalie Loiseau (@NathalieLoiseau) 28 avril 2022 En réponse, François Ruffin insiste et signe, rappelant à Twitter la définition du mot bâtard. “Bâtard, nm : vilain enfant. Vrai, pas juste : Macron est dans la bonne ligne aux Pays-Bas. “Mon ennemi, ce sont les finances” a donné naissance à un banquier à l’Elysée. Réforme des retraites et société”. “Bâtard, nm : enfant illégitime”. C’est vrai, ce n’est pas juste : Macron est dans la bonne ligne de Hollande. “Mon ennemi, c’est la finance” a donné naissance à un banquier à l’Elysée. Avec la même politique : CICE, droit du travail, réforme des retraites et de l’entreprise. — François Ruffin (@Francois_Ruffin) 28 avril 2022 Selon François Roufen, “l’élection d’Emanuel Macron est légale, en revanche, le travail qu’il porte est actuellement minoritaire dans le pays”. Même à France Inter, il maintient les “deux succès majeurs” de LFI à l’élection présidentielle. La première est qu’”un tiers des jeunes ont voté pour Jean-Luc Mélenchon”. Pour lui, c’est “un ferment pour l’avenir, ça pourrait être Marin Le Pen, ça ne s’applique pas”. Il salue aussi le fait que “la gauche retrouve le droit à la citoyenneté dans les quartiers et ce n’est rien, ceux qui sont partis depuis longtemps”. François Roufen identifie toutefois “un énorme point noir”: la banlieue française a préféré la candidate du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen à Jean-Luc Melanson. “Je ne pense pas que nous nous soyons donné pour priorité de reconquérir cette France (…) dans les bassins d’anciens ouvriers industriels qui, de fait, sont abandonnés.”