La fondation française a jugé que le candidat à la présidentielle de 2022 avait enfreint la règle de “diffusion de messages de propagande électorale la veille et le jour du scrutin”. Dans un communiqué diffusé mercredi, le jour même de l’officialisation de l’élection d’Emanuel Macron, ce dernier a ajouté que le geste de Jean Lassalle “portait atteinte au respect de la dignité de la campagne électorale”. “Ces actions, compte tenu de la notoriété de M. Lassalle dans la commune de Lourdios-Ichère et de son rôle de député et d’ancien maire, étaient de nature à modifier l’honnêteté du scrutin dans cette commune”, a déclaré le Conseil constitutionnel. La fondation, créée en 1958, a également mis en garde Jean Lassalle contre d’éventuelles « poursuites pénales », pouvant aller d’une amende de 15 000 € à un an de prison.
Comportement contraire au code électoral C’est la Commission nationale de contrôle de la campagne électorale pour l’élection présidentielle (CNCCEP) qui a été occupée par le Conseil constitutionnel, en réponse à la vidéo que Jean Lassalle a partagée sur Twitter. Continent. Les explications pic.twitter.com/T24jx6vl4s — Jean Lassalle (@jeanlassalle) 24 avril 2022 Dans son bureau de vote de Lourdios-Ichère (où il a été maire de 1977 à 2017), le candidat à la présidentielle (3,13 % au premier tour) a été filmé devant l’urne, faisant semblant de voter mais renvoyant finalement le bulletin à l’un des les évaluateurs pour symboliser son abstention. Le Code électoral stipule que « toute discussion ou consultation des électeurs au sein des circonscriptions est interdite ». De même, le président du bureau de vote doit consigner au procès-verbal du jour « les réclamations éventuelles des électeurs ou des représentants de candidats ou de listes ». L’action de Jean Lassalle et son discours devaient donc être communiqués.