Carole Delga, présidente de la région Occitanie et des Régions de France aussi. Son nom est publié régulièrement. Carole Delga pourrait en effet répondre à ces trois critères. C’est une femme de gauche, ancienne ministre de François Hollande, qui connaît bien les terrains. Représente une région importante, l’Occitanie. Il a été ministre du Commerce et a laissé de bons souvenirs dans les milieux d’affaires. “Elle était capable et impliquée, proche des artisans et des petites entreprises”, raconte un chef d’entreprise. Dans la cinquantaine, la socialiste a prouvé dans son domaine que son intérêt pour l’écologie était réel. De plus, il a un poids politique important à gauche, ce qui est un avantage à l’approche des élections législatives. Enfin, c’est une femme qui ne manquera pas de se faire remarquer, à l’heure où Emanuel Macron a promis de mettre l’égalité femmes-hommes dans ses priorités.
Alexis Kohler dirige la recherche
Mais est-ce seulement compatible avec Macron ? Dimanche, Carole Delga s’est certes félicitée de la victoire d’Emmanuel Macron, rappelant “qu’elle avait mis toutes (ses) forces dans la lutte contre le candidat RN, appelant clairement à l’utilisation du scrutin d’Emmanuel Macron”, mais il n’en reste pas moins qu’avec le Président les relations de la République sont compliquées. Alors qu’ils occupaient tous les deux des postes ministériels à Bercy, la cohabitation n’était pas toujours sans heurts. Pourtant, selon nos informations, des contacts auraient été noués entre les Elysées et l’élu socialiste. Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, mène même ses propres petites recherches. Un président d’association professionnelle affirme avoir contacté le bras droit d’Emanuel Macron pour s’informer de la capacité de Carol Delga à parler aux entreprises.
Matignon ou le Maroc ?
Reste à savoir si le président des régions françaises serait prêt à entrer au gouvernement après un « sondage ». Premier ministre ou chef de ministère ? Même s’il figure dans la liste des possibles pour Matignon, certaines sources penchent davantage vers un Maroc en raison de la fraîcheur de sa relation avec Emmanuel Macron. Dimanche dernier, Carole Delga n’a pas été polie avec le chef de l’Etat. Il a assuré qu’il faut engager la bataille législative “car il faut une opposition déterminée et crédible pour faire face au programme d’Emanuel Macron, dur sur les faibles et complaisant sur les forts”. Il a pointé “la réforme des retraites, la dissolution du système de santé, la libéralisation de l’école et même la baisse du RSA”… Signe que s’aligner sur la politique qu’Emanuel Macron veut mener nécessitera quelques ajustements.
latribune.fr
27 avril 2022, 20:23