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Publié le 27/04/2022 20:09
Mis à jour le 27/04/2022 23:26
Temps de lecture : 1 min.
Un petit numéro qui pourrait coûter cher au candidat fantasque. Les résultats du vote pour le second tour de l’élection présidentielle du bureau de la commune de Lourdios-Ichère (Pyrénées-Atlantiques) ont été annulés, a annoncé le Conseil constitutionnel mercredi 27 avril. En cause : la mise en scène effectuée par Jean Lassalle devant l’urne.
Filmé, le candidat malheureux du premier tour “a publiquement mis en scène son abstention et a pris la parole pour exprimer (…) son refus de participer à l’élection” avant de diffuser la vidéo sur les réseaux, rappelle le Conseil dans un communiqué.
Abstentionniste.
Les explications ➡️ pic.twitter.com/T24jx6vl4s
— Jean Lassalle (@jeanlassalle) April 24, 2022
De quoi contrevenir au Code électoral qui interdit “la diffusion de messages à caractère de propagande électorale la veille et le jour du scrutin”, mais également de porter “atteinte au respect dû à la dignité des opérations électorales auxquelles il a participé en qualité de candidat au premier tour”, estiment les Sages. Ceux-ci estiment en outre que sa prise de position aux yeux de ses anciens administrés a pu “altérer la sincérité du scrutin” en raison de sa notoriété, et évoquent par ailleurs “d’éventuelles poursuites pénales”.
Dans un communiqué publié sur son compte Twitter, l’ancien candidat à l’élection présidentielle se défend autant qu’il verse dans l’auto-flagellation. “Au moment où j’ai posé mon acte, l’un des plus importants de ma vie civique (…), il n’y avait personne sur le point de voter”, se justifie-t-il. Et promet à ses anciens administrés des excuses individuelles.
“Je demande pardon (…) à l’ensemble des citoyens de la commune de Lourdios-Ichère pour le plus grand déshonneur qu’ils ont eu à essuyer, à cause de moi, depuis que la commune existe.”
Jean Lassalle
sur Twitter
Le député critique toutefois la manière dont “l’instruction” du Conseil constitutionnel a été menée, et demande aux Sages de revenir sur l’annulation du scrutin dans la commune “qui n’y est strictement pour rien”. Avant de réclamer la mise en œuvre “sans délai” des poursuites pénales évoquées : “Je veux publiquement répondre de mon acte et en payer les éventuelles conséquences prévues par la loi : peine de prison, retrait de mes droits civiques, amendes…”.
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