Fin décembre, Laurent Bouyer, président de Siemens Mobility France, avait indiqué que la deuxième ligne serait livrée “au plus tard fin avril, au plus tard fin mai 2022”. A un mois de l’échéance donc, le calendrier semble serré. Depuis plusieurs semaines, des marches à sec ont lieu sur la ligne avec des trains roulant à vide pour tester le matériel roulant. “Cette évolution se déroule réellement et positivement”, a souligné l’élu socialiste au début de la réunion du conseil métropolitain. “Mais Siemens a pris du retard sur les jalons qu’il s’est fixés, donc je ne peux pas vous garantir ce soir qu’il respectera les délais”, a-t-il ajouté.

La livraison a déjà été retardée plusieurs fois

Déjà en retard en raison de l’épidémie de Covid-19, le chantier de construction de la ligne B du métro, qui aurait dû être livré fin 2020 puis à l’été 2021, a également rencontré quelques problèmes techniques. Au printemps, Siemens avait donc reconnu avoir “sous-estimé les retards au vu de la complexité du système”, expliquant que les nouvelles rames CityVal entretenues par la métropole étaient “une première mondiale”. Des problèmes d’alimentation avec certains composants électroniques sont également survenus ces derniers mois, ainsi que des difficultés techniques avec l’équipement. Dans les prochains jours, de nouvelles rencontres « décisives » doivent avoir lieu entre les différents acteurs. “Ils viendront clarifier et nous espérons tous sincèrement confirmer l’horaire de départ”, a ajouté Nathalie Appéré, en prenant rendez-vous “dans les prochaines semaines”.