Mercredi matin, la délégation socialiste débarque sur le Dubai Pass. Une rue étroite mais ensoleillée avec des murs couverts de graffitis. Là, dans ce quartier populaire de la Gare de l’Est, à Paris, les Insoumis sont basés. Les invités du jour sont peu nombreux : la numéro deux de la championne PS, Corinne Narassiguin, accompagnée des représentants aux élections et négociations, Pierre Jouvet, Sébastien Vincini, Boris Vallaud, Laurent Baumel et Christophe Clergeau. Ils sourient devant la presse mais le moment historique est aussi douloureux. Le PS vient d’obtenir 1,74% à la présidentielle avec Anne Hidalgo, le pire score de son histoire laïque. Le message des électeurs est clair. Sa survie et celle de son groupe parlementaire au Parlement sont en jeu. En face d’eux, exprimant la puissance de 21,95% de Jean-Luc Mélenchon, les révolutionnaires Manuel Bompard, Adrien Quatennens, Manon Aubry, Alexis Corbière et Éric Coquerel les attendent. C’est la Garde Rouge qui s’apprête à prendre Solférino…

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