“Des mots comme concurrence, croissance, mondialisation, des mots qui ont fait le bonheur (…), aujourd’hui, provoquent le dégoût ou l’angoisse”, a-t-il déclaré. “Des parties entières du pays ont été détachées” de cette vision du monde, a-t-il ajouté. Une occasion de se réjouir, selon lui, du bon score enregistré par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle : “Aujourd’hui il y a un drapeau de la gauche qui peut briller, alors qu’il ne pouvait plus exister.” après son effondrement suite aux ordres de François Hollande et Emanuel Macron. “Un tiers des jeunes ont rompu une newsletter de Jean-Luc Mélenchon, c’est un ferment pour l’avenir”, a-t-il dit. Il note aussi que “la gauche retrouve la liberté de la ville dans les quartiers”. Cependant, note-t-il aussi, l’électorat populaire s’est beaucoup tourné vers Marin Lepen. Il faut donc convaincre, selon lui, “dans les vieux bassins industriels”, qui depuis quarante ans “voient complètement la mondialisation” et où “le chômage est devenu la norme”.