Le policier qui a tué dimanche 24 avril au Pont-Neuf à Paris deux hommes qui devaient se précipiter vers une patrouille en voiture, a été inculpé cet après-midi après s’être présenté à deux enquêteurs. Le parquet de Paris avait précédemment ouvert une information judiciaire pour “violences volontaires de personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné sa mort sans intention de la dénoncer”, qualification passible d’une peine et “violences intentionnelles par arme à feu de personne dépositaire de l’autorité publique”. ” “. A la demande de l’Agence française, le parquet a précisé que de nombreuses enquêtes liées à ces événements, en partie de nature pénale, doivent encore être menées, notamment en ce qui concerne la question de la légitime défense. A ce stade, cette circonstance n’est pas maintenue.

Une douzaine de cartouches

Un peu avant minuit dimanche, une patrouille de cinq policiers s’est dirigée vers une voiture garée en sens inverse, gyrophares allumés, quai des Orfèvres sur l’île de la Cité, pour inspecter le véhicule, selon un rapport d’intervention de la police consulté. . par l’AFP. Alors que les policiers s’approchaient de l’avant de la voiture, celle-ci s’était mise en marche et il se serait « précipité sur l’un des fonctionnaires qui s’est éloigné pour l’éviter », selon la version policière. Le “seul” policier sur place, armé d’un fusil d’assaut, a alors ouvert le feu sur le véhicule se dirigeant vers le Pont-Neuf, où il a mis fin à son combat après avoir grimpé au milieu. Selon les premières données de l’enquête, une dizaine de cartouches ont été tirées, “cinq ou six coups avaient atteint le peuple”. Cette tétine était équipée d’un HK G36, un fusil d’assaut acheté en urgence par des policiers et gendarmes après les attentats jihadistes meurtriers du 13 novembre 2015 à Paris pour pouvoir répondre aux tirs de Kalachnikov. Le HK G36 avait déjà été utilisé dans le passé par certaines unités de police et de gendarmerie.

Un examen judiciaire est requis

Agé de 24 ans, le policier mis en examen fait partie d’une équipe de soutien de nuit à la Compagnie de Sécurisation de la Cité (CSC), unité spécifiquement chargée de protéger la caserne de la Cité, qui abrite la préfecture de police. Il a été placé en garde à vue lundi, à la suite d’un interrogatoire par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Ce mercredi, le parquet a requis la révélation de l’acte d’accusation, ainsi que sa mise sous contrôle judiciaire, avec une interdiction d’exercer la profession de policier en contact avec le public, une interdiction de porter des armes et une interdiction au contact de ses collègues. soir, là les témoins et les victimes. Le conducteur de la voiture, âgé de 25 ans, a été retrouvé inactif au volant et son copilote, âgé de 31 ans, retrouvé gisant au sol à droite de la voiture, est décédé sur place malgré les soins prodigués par le services d’urgence. Ils sont tous les deux nés à Paris et habitent le 20e arrondissement. Une source proche du dossier a également indiqué qu’ils étaient “mal connus, y compris pour la drogue”. Le passager arrière, âgé de 42 ans et inconnu des services de police, était blessé à la main et était soigné à l’hôpital. Elle a depuis été entendue, selon une source proche de l’enquête. Les quatre autres membres de l’équipe de police, une femme et trois hommes, ont également été entendus librement en “témoins” par l’IGPN, selon une source proche du dossier. Parallèlement, le parquet de Paris a également ouvert une enquête pour “tentative d’homicide sur personne exerçant une fonction publique”, qui a été confiée à la police judiciaire de Paris.