Vidéo – Cyrille Guimard évoque la chute de Julian Alaphilippe
“Je sentais qu’il resterait là, seul, pour toujours”
“Je vois Julian, je vois qu’il va très mal. Il peut à peine respirer, il ne peut pas parler, il ne peut pas bouger. Et puis j’ai un flash qui me fait sentir que je suis le seul à voir qu’il est là , qu’il souffre et que la course continue sans y prêter attention. Les motos repartent, les voitures aussi et je suis là, dans le fossé, hurlant seul dans le vide et personne ne m’écoute. C’est un super beaucoup de chagrin, explique Romain Bardet à L’Equipe. Le grimpeur français raconte aussi dimanche soir où Julian Alaphilippe lui a écrit un mot pour le remercier. “Il m’a envoyé un texto dans la nuit du dimanche au lundi à deux heures du matin. Quand il a récupéré son téléphone, c’est la première chose qu’il a faite. On se connaît un peu. J’espère qu’il va vite se remettre”, a déclaré le pilote du Team DSM. dit avant “Quand j’ai quitté le combat après l’avoir sauvé, je ne voulais qu’une chose : savoir comment il allait. J’avais peur qu’il ait une vertèbre, une paraplégie. J’avais vraiment peur du pire.”
. pic.twitter.com/gtQd1w4vQM — Romain Bardet (@romainbardet) 25 avril 2022
L’émotion de Romain Bardet dimanche après Liège : “Ça a duré une éternité, j’ai eu très peur”
Dimanche, Romain Bardet avait fait sensation après avoir réagi à la chute de Julian Alaphilippe : “J’ai eu très peur pour Julian. Je suis tombé sur le côté, je l’ai vu trois mètres plus bas. il a dit, je ne peux pas bouger, je ne peux pas bouger Personne ne venait. Ça a duré une éternité, j’avais vraiment peur. Il ne pouvait pas bouger. Ce sont vraiment des scènes qu’on ne veut pas voir sur mon vélo. Surtout, j’ai essayé de ne pas le tuer. J’ai essayé d’appeler les gens, les voitures étaient bloquées, ça a pris une éternité. Je suis encore ému, pardonne-moi.” […] “On ne fait pas de vélo pour ça. La dernière fois que j’ai vu une telle chute, c’était William Bonnet en tournée, en 2015″, a ajouté dimanche soir le récent vainqueur du Tour des Alpes. « Personne ne voulait freiner, on roulait à 80 km/h. Personne ne s’est arrêté à cette vitesse. Tom Pidcock et un DirectEnergies sont tombés devant moi et à ma droite. Pour moi, ça allait. Quand j’ai regardé autour, j’ai vu Julian C’était un choc émotionnel, il était vraiment dans un état inquiétant. Personne n’est venu alors qu’il avait vraiment besoin d’aide. C’était une urgence, il ne pouvait pas bouger, il ne pouvait pas respirer. cauchemar.”