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Les évolutions sont favorables pour toutes les tranches d’âge, notamment pour les moins de 25 ans inscrits en PΑle Emploi catégorie A : – 10,8 % entre début janvier et fin mars en France, la baisse étant toujours plus forte sur un an (–25,4 %). Cette tendance est sans doute attribuée, en grande partie, à la forte augmentation de l’apprentissage, qui est soutenue par les aides accordées aux entreprises qui embauchent ce type de main-d’œuvre.
Emploi plus ou moins précaire
Cependant, ces données sont contrebalancées par un autre phénomène, beaucoup moins positif. Le nombre de femmes et d’hommes à la recherche d’un emploi tout en exerçant une activité réduite (catégories B et C) continue d’augmenter (+ 0,6 % sur un trimestre en France métropolitaine). Il est possible qu’une partie des personnes qui étaient auparavant inscrites en catégorie A l’aient quittée pour trouver du travail – souvent pour une certaine durée – afin de continuer à s’adresser à Pôle Emploi, mais en catégories B et C. En d’autres termes, leur statut s’est amélioré, grâce à la reprise d’un travail plus ou moins précaire.
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Le fait que les effectifs de la catégorie A aient continué à baisser aussi fortement au cours des trois premiers mois de l’année n’était pas du tout certain. Des données publiées assez récemment montrent que l’économie tricolore est entrée dans une zone d’incertitude. Ainsi, au premier trimestre, le nombre de demandes d’embauche de plus d’un mois, hors intérim, a très légèrement diminué (-0,5 %), selon l’Urssaf.
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Bertrand Biswell