“N’envoyez jamais de filles là où le PPDA peut se trouver.” Ce conseil, l’ancienne directrice de l’IPJ (institut de pratique du journalisme) a suivi pendant dix ans, pour protéger ses élèves de la réputation du présentateur. “Je n’ai envoyé que des garçons”, conclut-il. “C’était sa réputation. Il s’en prenait aux filles”, raconte Catherine Lambret.
Ne soyez pas “le dernier à partir”
Dans « PPDA : la chute d’un intouchable », elle témoigne de la notoriété déjà établie de la journaliste dans les années 80. Le 28 avril. Il donne la parole à de nombreux témoins, qui n’hésitent pas à accuser “Poivre”. Conscient de la gravité de ces allégations, l’ancien directeur de cette école de journalisme explique que même alors “tous les journalistes de la rédaction” disaient “qu’il ne fallait pas rester à la rédaction de TF1 au bout du compte”. le dernier à partir, car sinon le PPDA risque de vous attaquer”.
Deux plaintes peu avant le spectacle
L’approche de la distribution du Complément d’Enquête pour l’affaire PPDA s’est accompagnée de bouleversements. A partir du dépôt de plainte de Patrick Poivre d’Arvor, le magazine a été mis à jour deux jours avant la date de l’émission.
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En effet, l’ancien présentateur a porté plainte pour “diffamation” contre seize femmes qui l’accusent de violences sexuelles. A cette plainte s’ajoute, un jour avant l’émission, celle de Mathilde (nom présumé), qui accepte de témoigner anonymement dans le reportage, pour viol. PPDA : la chute d’une foule intacte, Complément d’Enquête à voir en rediffusion sur Francetvinfo.fr, rubrique “Magazines”.