Mardi 26 avril, encore, Sandra Regol, la numéro deux des Verts, a gardé espoir. Après une “pause” dans les négociations avec La France insoumise (LFI), il est temps que leur cadre soit ratifié par le “parlement” du parti, a-t-il assuré, assis dans un café près du siège d’Europe Ecologie-Les Verts. (EELV). “Je suis redevenu optimiste, alors qu’hier je ne l’étais pas du tout. Quelques minutes plus tard, un SMS l’alerte de la distribution d’affiches et de tracts à l’effigie de “Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre”. Sandra Regol était du coup moins contente : « Comment fait-on passer un tel message ? Et retour au mainstream, maussade, pour évoquer la nouvelle ligne qu’il va tenir.
Il n’aura fallu que quelques jours pour que les discussions bilatérales entre LFI et les écologistes, entamées avec beaucoup de bonne volonté, rencontrent les mêmes difficultés extrêmes. Les choses avaient pourtant bien commencé, les discussions étaient marquées : un groupe de travail stratégique, un autre programme, un dernier, forcément épineux, celui des circonscriptions. En à peine une semaine, les trois accumulent les blocages.
D’un point de vue stratégique, l’idée d’un label commun reconnu par les électeurs était un consensus entre écologistes et “révolutionnaires”. Yannick Jadot est venu mardi matin sur France Inter pour jouer les trouble-fête : il est peu probable qu’il s’allie “derrière” Jean-Luc Mélenchon, a-t-il prévenu. “Si à un moment donné cette coalition ne respecte pas la diversité et l’identité de ses partenaires, ce sera sans moi”, a déclaré le candidat à la présidentielle dans sa première déclaration publique depuis sa défaite.
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Une critique accompagnée de phrases mesurées contre Emanuel Macron. En creux, le candidat écologiste traduit la peur de diluer l’EELV dans ce nouveau “polo populaire” et la difficulté de se réaligner en quelques jours avec une force radicale suite à une campagne plus centrale. Ce label commun aurait pu s’appeler « Association écologique du peuple » (proposition EELV) ou « Union unie des populaires, de la gauche et de l’écologie » (proposition du Parti communiste, PCF) mais le LFI n’a encore accepté aucune de ces appellations.
“Réflexes hégémoniques”
Concernant le programme, alors que LFI se félicitait dans un premier temps de la facilité des discussions, elle regrette désormais dans un communiqué le revers : « EELV ne s’engage plus explicitement à la retraite à 60 ans pour tous, au blocage des prix du carburant et du principe de désobéissance en Europe. . Le texte du Conseil fédéral des écologistes de lundi évoque, il est vrai, “l’attachement à une Europe fédérale” et la dernière proposition de l’EELV ne contient pas certains indicateurs que souhaite LFI. Mais les écologistes nient qu’ils étaient différents. Il reste à lire 54,42% de cet article. Ce qui suit est réservé aux abonnés.