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Publié le 28/04/2022 08:57 Mis à jour le 28/04/2022 08:59
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“Bien sûr, nous suivons le professeur Didier Raoult”, a déclaré son avocat à France Bleu Provence, jeudi 28 avril. Brice Grazzini a été interrogé sur les “graves lacunes” des essais cliniques de l’IHU sous Didier Raoult. “Des graves manquements” ont pointé une enquête de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui annonce qu’elle va saisir la justice et exiger que l’organisme soit mis en ordre.
“On nous parle de l’IHU, il n’y a pas que le professeur Didier Raoult à l’IHU”, rappelle son avocat. “C’est aussi grave que des accusations si on les prend telles qu’elles sont, sans les replacer dans un contexte de réalité.” Pour l’avocat du controversé scientifique marseillais, “ce que l’ANSM pointe du doigt, ce n’est pas Didier Raoult, ce qui est visé, c’est le personnel de l’APHM [l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille] logé essentiellement à l’intérieur du bâtiment de l’IHU ».
L’autorité de santé accuse l’IHU de s’être pendant des années exempté de nombreuses règles pour mener des recherches sur les patients. Dans de nombreux cas, les essais ont été menés sans avoir obtenu l’avis obligatoire d’un comité indépendant ou, dans certains cas, le consentement de tous les patients examinés. Pour Me Grazzini, le consentement de ces patients “ferait défaut”, insistant au conditionnel. “C’est donc la raison pour laquelle dans chaque cas il y a des conséquences pénales qui sont prévues, dans chaque cas le procureur a été confisqué.”
Pour lui, “seule la justice peut dire s’il y a eu ou non violation”. Enfin, sur les conseils du professeur marseillais, prélever des échantillons sur des enfants sans le consentement de leurs parents “ne serait absolument pas possible”.
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